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L'assemblée constitutive du 23 mai 2008 a validé la création de l'Association pour le Rassemblement National des Psychologues spécialisés en Neuropsychologie. Son conseil collégial est composé du bureau et de membres actifs élus.
Bureau : Président : M. Cazin Dominique (Nord-Pas-de-Calais) Secrétaire : M. Jonin Pierre-Yves (Bretagne) Secrétaire adjointe : Mme Chicherie Sandrine (Provence-Alpes-Côte-d'Azur) Trésorière : Melle Besse Marion (Auvergne)
Membres actifs élus : M. Radiguer François (Ile-de-France) Mme Mattio Virginie (Provence-Alpes-Côte-d'Azur) Mme Belmont Angélique (Ile-de-France)
Dominique Cazin Diplômé en psychologie du vieillissement à l’université de Caen, j’exerce actuellement dans le service de Neurologie du CH de Lens, dans le Nord-Pas-de-Calais. Ma pratique est centrée sur le dépistage précoce des pathologies neurodégénératives mais tourne également autour de la prise en charge des patients avec, en arrière plan, la notion de réserves cognitives que j’explore en thèse à l’université de Montpellier. Sur le plan associatif, outre l’A.R.N.P.N., je suis membre du C.P.C.N. et de la F.F.P.P., que je représente en tant que membre élu au conseil d’UFR de psychologie de l’université de Lille 3. Enfin, j’administre un portail numérique sur le thème de la neuropsychologie clinique depuis plusieurs années maintenant.Ces activités professionnelles, associatives et universitaires m'ont rapidement permis d'être confronté à de nombreuses sensibilités (enseignants chercheurs, représentants syndicaux, collègues de toute la France, étudiants de nombreuses universités mais aussi partenaires médicaux et para médicaux). De ces échanges, je garde une idée : chaque profession a ses propres attentes par rapport à la neuropsychologie. Certaines vont dans le même sens, d'autres semblent parfois contradictoires. Seuls les psychologues ne sont pas identifiés comme un partenaire à part entière. Ici et là, il y a bien quelques projets, de la bonne volonté mais aucune vision globale de ce que nous souhaitons porter dans l'avenir. Il ne serait pas concevable que les psychologues ne participent pas à l'élaboration de la neuropsychologie de demain, en amenant leurs sensibilités, leurs compétences et leurs projets. Ne nous leurrons pas, si on nous reconnait un rôle à jouer, personne ne fera le travail à notre place ! Se rassembler, c’est décider de devenir actif, pour soi, pour les autres et pour la spécialité. Je participe donc à la mise en œuvre de l’A.R.N.P.N. activement car je nous crois capable d’inventer ce futur. Donnons-lui ses lettres de noblesse à l’instar d’autres pays où la neuropsychologie rime avec « postes à responsabilités », « pratiques de haut niveau » et « innovations ». Je crois qu'au delà des avancées évidentes que nous pourrons obtenir, il en va tout simplement de notre responsabilité... à tous.
Pierre-Yves Jonin
Autonome très tôt de par cette formation québécoise, j’ai pu découvrir différentes facettes de l’intervention neuropsychologique : unités de réadaptation fonctionnelle intensive, centre de soins de longue durée, centres de rééducation et de réadaptation fonctionnelle, services de neurologie et de neurochirurgie. J’exerce aujourd’hui au Centre Mémoire de Recherche et de Ressources à Rennes. Mon activité se partage entre un mi-temps dévolu à la clinique et un mi-temps consacré à la recherche clinique. Ma thématique privilégiée concerne les marqueurs cognitifs précoces des affections neurodégénératives. Enfin, j’ai également une activité d’enseignement dans les facultés de psychologie et de médecine de l’université de Bretagne occidentale à Brest. Au Québec j’ai appris qu’une discipline jeune comme la nôtre ne deviendra que ce que ses praticiens voudront bien en faire. Et c’est en France que j’ai découvert l’isolement des confrères, mais aussi compris que ce n’était majoritairement pas les psychologues cliniciens qui y faisaient vivre la neuropsychologie. J’ai initié un premier rassemblement départemental en 2004, puis rejoint un groupe régional la même année. Un concours de circonstances m’a ensuite amené à seconder Annie Stoker pour la modération de la liste Yahoo. Ces expériences m’ont permis de faire un constat simple : nous sommes régulièrement dans un discours de plainte récurrente, autour de problématiques semblables partout en France. Dans le même temps, dès que nous sommes réunis, il existe une formidable entraide, associée au plaisir à partager entre professionnels. Mais dès que le groupe n’est plus présent, certaines difficultés reviennent. Et quand des solutions sont trouvées, elles ne sont jamais partagées dans la communauté des cliniciens neuropsychologues.
Sandrine Chicherie
Marion Besse
François Radiguer
Virginie Mattio
Angélique BelmontDiplômée en 2001 du D.E.S.S spécialisé en neuropsychologie de Chambéry, j’exerce depuis 5 ans en tant que psychologue dans un service de médecine physique et de réadaptation. Mon activité professionnelle est centrée sur les patients hospitalisés qui présentent un handicap moteur et/ou cognitif suite à une atteinte cérébrale. Mon rôle dans ce service s’articule autour de l’accompagnement de ces patients tant sur le plan psychologique que dans la détection et la prise en charge des troubles neuropsychologiques. Tout au long de mon activité professionnelle, je me suis questionnée sur la place du «neuropsychologue clinicien» par-rapport aux «psychologues cliniciens» ou aux autres professionnels intervenant dans le champ de la neuropsychologie. Isolée dans cette réflexion, il m’a paru indispensable de participer à la création de l’ARNPN et d’y apporter une contribution active. Aujourd’hui, les psychologues spécialisés en neuropsychologie ont un espace commun à travers l’ARNPN pour s’exprimer, échanger et pour s’organiser. C’est désormais avec la participation de chacun que nous parviendrons à créer et à innover. |
